Céder une entreprise du bâtiment

Vendre son entreprise de menuiserie

Une menuiserie ne se vend pas comme une autre entreprise du bâtiment : son prix dépend de ce qu’elle fabrique ou pose, de son atelier et de ses machines, de son carnet de commandes, et surtout de la capacité de l’équipe à continuer sans vous. Voici comment préparer chacun de ces points, estimer votre prix et trouver le bon repreneur en toute discrétion.

  • Annonce anonyme : ni nom, ni logo, ni téléphone
  • Aucune commission sur la vente
  • Annonce relue par l’équipe Khosmos

Repères de valeur

Famille : Travaux du bâtiment

Multiple du résultat retraité
2 à 3
Part du chiffre d’affaires annuel
20 % à 45 %

Ordres de grandeur constatés pour les petites entreprises artisanales, pas un barème. Votre estimation détaillée est plus bas.

Ce qui fait le prix d’une entreprise de menuiserie

Deux entreprises au même chiffre d’affaires peuvent valoir du simple au double. Voici ce qu’un repreneur paie, et ce qu’il retire de son offre.

Ce qui fait monter le prix

  • Fait monter le prix : Un carnet de commandes signé

    Des devis acceptés qui occupent l’atelier et les poseurs sur plusieurs mois prouvent au repreneur que l’atelier aura du travail bien après la signature. Présentez-les commande par commande, avec les dates de fabrication et de pose prévues : c’est la preuve la plus concrète que vos clients vous attendent.

  • Fait monter le prix : Des prescripteurs fidèles

    Architectes, maîtres d’œuvre, agenceurs, cuisinistes ou décorateurs qui vous confient leurs projets depuis des années apportent des chantiers sans effort commercial. Si ces relations passent aussi par votre chef d’atelier ou votre dessinateur, elles survivront au changement de dirigeant.

  • Fait monter le prix : Un atelier en ordre de marche

    Machines entretenues et conformes, aspiration des poussières efficace, installation électrique adaptée, place pour stocker le bois et assembler : le repreneur n’aura pas de gros investissement à faire la première année. Une commande numérique bien exploitée, avec ses programmes et sa bibliothèque de pièces, ajoute encore de la valeur.

  • Fait monter le prix : Une spécialité qui vous distingue

    Escaliers sur mesure, agencement de boutiques, cuisines, restauration de menuiseries anciennes : une spécialité reconnue fait venir des clients de plus loin et protège vos prix face aux poseurs de produits standard.

  • Fait monter le prix : Des qualifications et des assurances à jour

    RGE pour les fenêtres et les portes isolantes, qualification Qualibat, décennale sans sinistre : pour une entreprise qui pose des menuiseries extérieures, ces éléments ouvrent les chantiers aidés et rassurent les particuliers comme les maîtres d’œuvre.

  • Fait monter le prix : Une équipe qui sait fabriquer et poser

    Un compagnon capable de lire un plan, de débiter et d’assembler, un poseur autonome sur chantier, un apprenti en formation : dans un métier où l’on recrute difficilement, une équipe complète compte souvent autant que les machines.

Ce qui le fait baisser

  • Fait baisser le prix : Un savoir-faire qui ne sort que de vos mains

    Vous dessinez chaque projet, vous prenez toutes les cotes, vous seul savez régler telle machine ou chiffrer un escalier : un repreneur se demande ce qui restera après votre départ. Plus ce savoir-faire est écrit et partagé, moins il pèse sur le prix.

  • Fait baisser le prix : Des machines vieillissantes ou non conformes

    Protections retirées, aspiration insuffisante, machine en panne depuis des mois : un acheteur additionne le coût des mises aux normes et des remplacements, puis le déduit de son offre. Un diagnostic de l’atelier par un professionnel avant la vente évite les mauvaises surprises.

  • Fait baisser le prix : Un carnet vide ou un client trop lourd

    Si l’atelier tourne surtout pour un agenceur ou un promoteur, ou si les commandes s’arrêtent au mois prochain, le repreneur achète une incertitude. Il baissera son offre ou demandera qu’une partie du prix dépende de l’activité à venir.

  • Fait baisser le prix : Des murs et une entreprise mêlés

    Atelier dans un bâtiment qui vous appartient sans bail écrit, loyer symbolique ou inexistant payé par la société : le repreneur ne sait ni ce qu’il achète ni ce qu’il paiera demain. Clarifiez la situation avec votre expert-comptable avant la vente.

Estimez la valeur de votre entreprise de menuiserie

Deux méthodes croisées, réglées sur votre métier. Le calcul se fait dans votre navigateur : aucun chiffre n’est envoyé ni enregistré.

Vos chiffres

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Les champs marqués d’un astérisque (*) sont obligatoires ; les autres affinent l’estimation. Prenez votre dernier bilan.

1. Votre activité

Celui du dernier exercice clos, hors taxes.

Ce résultat est

La ligne « Résultat de l’exercice » de votre dernier bilan.

Charges comprises. En entreprise individuelle, si vos prélèvements ne sont pas une charge de l’entreprise, indiquez 0 : votre résultat les contient déjà.

2. Votre clientèle

Contrats d’entretien, syndics, clients qui reviennent chaque année.

Ce que pèse votre plus gros client dans le chiffre d’affaires.

3. Votre organisation

Hors vous-même, apprentis compris.

Ce que vous en tireriez en les revendant d’occasion aujourd’hui.

Votre entreprise dépend-elle de vous ?

Si vous partiez demain, l’activité continuerait-elle ?

Votre estimation

Renseignez votre chiffre d’affaires et votre résultat net : la fourchette s’affiche aussitôt, et suit chaque modification.

Estimation indicative, non contractuelle. Elle ne remplace pas l’avis d’un expert-comptable ou d’un spécialiste de la transmission : la valeur réelle dépend aussi du bail, des contrats en cours, des comptes certifiés et de la négociation.

Qui rachète une entreprise de menuiserie ?

Savoir qui achète aide à présenter l’entreprise sous le bon angle et à choisir parmi les demandes.

  • Votre compagnon ou votre chef d’atelier

    Il maîtrise les machines, connaît les prescripteurs et sait ce que vaut le carnet de commandes. Ce qui lui fait défaut, le plus souvent : l’apport, et la pratique du chiffrage et de la vente. Une période de travail côte à côte et une partie du prix payée plus tard lui permettent de reprendre.

  • Un menuisier ou un agenceur voisin

    Il cherche des capacités de production, une équipe formée ou une spécialité qu’il n’a pas, et peut regrouper deux ateliers. Il juge vite vos machines et vos chantiers. Un fabricant rachète plutôt un fabricant, un poseur plutôt un poseur.

  • Un rénovateur ou un cuisiniste qui veut fabriquer lui-même

    Une entreprise générale de rénovation ou un cuisiniste qui achète aujourd’hui ses menuiseries à l’extérieur peut vouloir intégrer la fabrication, pour ne plus dépendre des délais de ses fournisseurs. Il s’intéressera surtout à votre atelier, à vos capacités et à vos délais de fabrication.

Préparer la vente

Une vente se prépare un à deux ans avant la signature. D’abord ce qui est propre à votre métier, puis les étapes de toute cession.

  • Écrivez votre façon de faire

    Plans types, gammes de fabrication, fiches de réglage des machines, méthode de chiffrage, fournisseurs de bois et de quincaillerie : rassemblez-les et faites-les utiliser par l’équipe. Ce qui est écrit se transmet ; ce qui reste dans votre tête part avec vous.

  • Décidez du sort des murs

    Si l’atelier vous appartient, directement ou par une société civile, trois voies s’ouvrent : le céder avec l’entreprise, le céder séparément, ou le garder et le louer à celui qui reprend par un bail commercial. Chaque option change le prix, le financement du repreneur et vos revenus futurs : choisissez avec votre expert-comptable avant de publier.

  • Faites le point sur le parc de machines

    Listez chaque machine avec son année, son état, ses entretiens et sa conformité, sans oublier l’aspiration, les logiciels de dessin et les programmes de la commande numérique. Réparez ou vendez ce qui ne sert plus : un atelier encombré se négocie mal.

  • Tenez à jour la liste des chantiers en cours

    Pour chaque commande : client, montant, acompte reçu, avancement, date de pose prévue. Le jour de la vente, il faudra décider qui termine quels chantiers et à qui reviennent les acomptes ; mieux vaut que ce soit clair dès les premières discussions.

  • Rassemblez qualifications et garanties

    Attestations de décennale année par année, certificat RGE et nom du référent technique, qualification Qualibat, justificatifs de performance des fenêtres que vous fabriquez : vérifiez lesquels reposent sur votre personne et préparez leur relève.

  1. Étape 1 : Estimer et choisir la forme de la vente

    Faites une première estimation, puis décidez avec votre expert-comptable de vendre le fonds artisanal ou les parts de la société : la fiscalité et les garanties ne sont pas les mêmes.

  2. Étape 2 : Préparer le dossier de reprise

    Trois derniers bilans, liste des contrats et des principaux clients, inventaire du matériel, attestations d’assurance, qualifications : un dossier prêt fait gagner des mois et rassure les banques.

  3. Étape 3 : Publier une annonce anonyme

    Sur la Marketplace Khosmos, votre annonce ne montre ni votre nom, ni votre logo, ni votre téléphone. Notre équipe la relit avant sa mise en ligne, puis les repreneurs vous écrivent depuis l’annonce.

  4. Étape 4 : Rencontrer, ouvrir le dossier, négocier

    Vous choisissez à qui ouvrir votre dossier de reprise. Après les visites, le repreneur fait une offre écrite ; le prix, l’accompagnement et les garanties se négocient avec vos conseils.

  5. Étape 5 : Informer les salariés, signer, transmettre

    Dans une entreprise de moins de 250 salariés, informez votre équipe au moins deux mois avant la vente. Après la signature, quelques mois d’accompagnement auprès des clients et des fournisseurs sécurisent la reprise.

Ce que le repreneur vérifiera

Avant de faire une offre, un repreneur sérieux passera ces points en revue. Les avoir préparés accélère la vente et protège votre prix.

  • Ce que l’entreprise fabrique et ce qu’elle pose
  • L’atelier : murs, bail et règles du lieu
  • Les machines et les logiciels
  • Le carnet de commandes et les acomptes
  • La dépendance au savoir-faire du cédant
  • Les prescripteurs et les gros clients
  • Les qualifications, la décennale et les produits fabriqués
Lire le guide du repreneur et les annonces

Questions fréquentes

Combien vaut une entreprise de menuiserie ?

On part en général du résultat, corrigé pour remplacer votre rémunération par celle d’un gérant salarié, auquel on applique un multiple, et on le compare à une part du chiffre d’affaires. Pour une menuiserie, l’état de l’atelier, le carnet de commandes, les prescripteurs et la dépendance à votre savoir-faire font bouger le résultat. Les murs, s’ils vous appartiennent, s’évaluent à part. L’estimateur de cette page vous donne un premier ordre de grandeur.

Fabricant ou poseur : est-ce que cela change la vente ?

Beaucoup. Une menuiserie qui fabrique vend un atelier, des machines et un savoir-faire : ses acheteurs sont souvent des menuisiers ou des agenceurs. Une entreprise qui pose des fenêtres, des portes et des volets achetés à des industriels vend surtout une clientèle, des équipes de pose, des qualifications et parfois un contrat avec un fabricant. Présentez clairement ce que vous êtes, et la part de chaque activité.

Peut-on vendre l’entreprise et garder les murs de l’atelier ?

Oui, c’est une solution courante : vous cédez l’entreprise et louez l’atelier au repreneur par un bail commercial, ce qui réduit son besoin de financement et vous laisse un loyer. Vous pouvez aussi vendre les murs à part, au repreneur ou à un tiers. Les conséquences fiscales diffèrent selon que les murs sont à vous, à une société civile ou à l’entreprise elle-même : faites le point avec votre expert-comptable.

Comment régler les commandes non terminées au moment de céder ?

Elles se traitent dans l’acte de cession : quels chantiers le repreneur termine, à qui reviennent les acomptes déjà encaissés, qui répond des travaux livrés avant la vente. Votre avocat ou votre expert-comptable rédige ces clauses ; votre rôle est de fournir une liste à jour, chantier par chantier.

Combien de temps faut-il pour transmettre mon savoir-faire ?

Cela dépend de ce qui repose sur vous. Si vous dessinez et chiffrez seul, comptez du temps : former un compagnon avant la vente, puis rester quelques mois aux côtés du repreneur. Commencer tôt, avant même de publier l’annonce, vous laisse le choix de l’acheteur et du calendrier au lieu de les subir.

Mes clients et mes prescripteurs vont-ils l’apprendre ?

Votre annonce sur la Marketplace Khosmos ne porte ni raison sociale, ni logo, ni coordonnées, et elle n’est mise en ligne qu’après relecture par l’équipe Khosmos. Ne citez pas dans la description une réalisation connue qui suffirait à vous identifier. C’est vous qui décidez ensuite quels repreneurs voient votre dossier de reprise, et quand lever l’anonymat.

Prêt à transmettre votre entreprise de menuiserie ?

Votre annonce de cession est anonyme : ni votre nom, ni votre logo, ni votre téléphone en public. Elle est gratuite pour les clients Khosmos, relue par notre équipe, et Khosmos ne prend aucune commission sur la vente. Les repreneurs vous écrivent, vous choisissez à qui répondre.